infini

Le Voyage Définitif – Syntaxe et L’Autre Syntaxe

Castaneda propose deux poèmes qui explorent la relation entre le langage et la perception de la réalité. Le premier poème, « Syntaxe », postule que notre compréhension scientifique de l’univers — ayant un commencement défini (le Big Bang), un développement et une fin — n’est pas une découverte objective mais un simple reflet de la syntaxe linéaire de notre langage, qui structure tout en termes de naissance, de croissance et de mort. Le deuxième poème, « L’Autre Syntaxe », propose une vision du monde alternative basée sur une structure linguistique différente. Dans cette autre syntaxe, l’univers n’est pas compris à travers des événements linéaires mais à travers des « variétés d’intensité ».

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Le Voyage Définitif – L’Intention de l’Infini

Dans ce chapitre, don Juan demande à Carlos Castaneda de raconter en détail son premier voyage pour le trouver, en particulier ses rencontres avec deux hommes, Jorge Campos et Lucas Coronado. Castaneda décrit comment sa recherche l’a mené à Guaymas, où il a rencontré Jorge Campos, un entrepreneur yaqui charismatique mais trompeur qui a promis de le conduire à don Juan moyennant des honoraires exorbitants. Campos l’a d’abord présenté à Lucas Coronado, un chaman et fabricant de masques yaqui truculent. Après une série d’événements manipulateurs, Castaneda finit par trouver don Juan par l’intermédiaire de Lucas Coronado et de son fils, Ignacio. En entendant toute l’histoire, don Juan révèle que Campos et Coronado n’étaient pas de simples obstacles, mais des parties essentielles d’une carte tracée par « l’intention de l’infini ». Il explique que Campos, l’escroc impitoyable, et Coronado, l’artiste sensible et souffrant, représentent les deux extrêmes contradictoires de l’être de Castaneda, et que leurs actions, guidées par l’infini, étaient nécessaires pour amener Castaneda sur son chemin de sorcier.

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Le Voyage Définitif – Qui était vraiment Juan Matus ?

Dans ce chapitre, Castaneda réfléchit à sa première véritable rencontre avec don Juan, réalisant que l’image mentale qu’il avait construite était entièrement fausse. Le vrai don Juan est puissant, athlétique et vital. À son arrivée, don Juan effectue une « quasi-claque » sans contact physique qui plonge instantanément Castaneda dans un état de clarté et de paix profondes. Don Juan se présente alors formellement comme Juan Matus, le « nagual » ou chef d’une lignée de sorciers de 27 générations. Il explique que la sorcellerie n’est pas de la magie noire mais la capacité de percevoir l’énergie directement, un état de conscience qui distingue les sorciers. Il révèle que leur rencontre a été orchestrée par « l’intention de l’infini », qu’il décrit comme un « frémissement dans l’air » palpable, et qu’il cherchait un successeur avec une double configuration énergétique — le nouveau nagual — qu’il a trouvé en Castaneda. Il décrit les naguals passés comme étant « vides », reflétant non pas le monde, mais l’infini, une qualité que Castaneda réalisera plus tard que don Juan incarne parfaitement.

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Le Voyage Définitif – La Fin d’une Ère : Les Préoccupations Profondes de la Vie Quotidienne

Dans ce chapitre, Castaneda, ressentant une étrange agitation émotionnelle, demande conseil à don Juan. Don Juan explique que ce trouble signifie la « fin d’une ère » dans sa vie, alors que sa perception change et que son temps dans le monde ordinaire s’épuise. À la demande de don Juan pour une « conversation formelle », Castaneda raconte une récente tentative de changer sa vie en déménageant dans une nouvelle ville pour des cours d’été. Là, il a accepté un travail d’écoute de bandes de personnes discutant de leurs problèmes quotidiens et a été horrifié de réaliser que leurs plaintes répétitives et égocentriques étaient identiques aux siennes, brisant son sentiment d’individualité. Sa désillusion a été aggravée lorsque son patron, un psychiatre, l’a soumis à un long récit sordide et apitoyé d’une rencontre sexuelle ratée. Le coup de grâce est venu de son pompeux professeur d’anthropologie, qui a fait une blague obscène en classe, faisant s’effondrer le monde de Castaneda sous le poids des « préoccupations profondes » du quotidien. Accablé, il s’est enfui à Los Angeles, une expérience que don Juan trouve hilarante, l’expliquant comme le vieux monde de Castaneda le frappant de sa queue alors qu’il touche à sa fin.

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Le Voyage Définitif – Le Rendez-vous Inéluctable

Dans ce chapitre, Castaneda est consumé par la culpabilité et la dépression suite à la mort de son ami anthropologue, Bill, à qui il n’a jamais répondu à sa dernière lettre. Il cherche don Juan, qui lui révèle qu’il a « vu » le moment de la mort de Bill et qu’il avait précédemment averti Castaneda de l’état déclinant de son ami en décrivant la « brèche » ouverte dans son corps lumineux, un signe visible pour un sorcier. Don Juan réprimande Castaneda pour son manque de « sobriété » et pour avoir cru qu’il avait un temps infini, ce qui l’a conduit à reporter ses remerciements à son ami, le laissant « coincé avec un fantôme à ses trousses ». Le seul recours, explique-t-il, n’est pas une guérison magique mais de garder vivant le souvenir de son ami. Il enseigne ensuite à Castaneda la nature de la tristesse pour un sorcier, l’expliquant comme une force impersonnelle et abstraite de l’infini qui les affecte parce qu’ils n’ont plus de boucliers défensifs. Pour illustrer cela, il raconte l’histoire du Grand Garrick, le comédien le plus drôle du monde, qui, lorsqu’on lui conseille de voir son propre spectacle pour guérir sa mélancolie, révèle son identité, montrant qu’il n’a aucun remède extérieur à sa profonde tristesse.

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Un Journal d’Herméneutique Appliquée – Troixième Principe de la Voie du Guérrier: La Perception Doit Être Intentionnée dans sa Complétude

Castaneda présente la troisième prémisse de la voie du guerrier : « La Perception Doit Être Intentionnée dans son Intégralité ». Il relaie que don Juan Matus enseignait que toute perception est intrinsèquement neutre et doit être acceptée sans jugement. Don Juan distinguait ses enseignements comme des entrées d’un « livre de navigation » détaillant les perceptions directes des sorciers. La clé de cette prémisse est de réinterpréter l’énergie sans le mental, un acte qui requiert l’être tout entier. Cette interprétation complète est réalisée par l’union du corps physique et du « corps d’énergie ». Par conséquent, avoir l’intention de la perception dans son intégralité signifie réinterpréter l’énergie avec ces deux parties essentielles de soi pleinement engagées.

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