Carlos Castaneda

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Le Voyage Définitif – Syntaxe et L’Autre Syntaxe

Castaneda propose deux poèmes qui explorent la relation entre le langage et la perception de la réalité. Le premier poème, « Syntaxe », postule que notre compréhension scientifique de l’univers — ayant un commencement défini (le Big Bang), un développement et une fin — n’est pas une découverte objective mais un simple reflet de la syntaxe linéaire de notre langage, qui structure tout en termes de naissance, de croissance et de mort. Le deuxième poème, « L’Autre Syntaxe », propose une vision du monde alternative basée sur une structure linguistique différente. Dans cette autre syntaxe, l’univers n’est pas compris à travers des événements linéaires mais à travers des « variétés d’intensité ».

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Le Voyage Définitif – Qui était vraiment Juan Matus ?

Dans ce chapitre, Castaneda réfléchit à sa première véritable rencontre avec don Juan, réalisant que l’image mentale qu’il avait construite était entièrement fausse. Le vrai don Juan est puissant, athlétique et vital. À son arrivée, don Juan effectue une « quasi-claque » sans contact physique qui plonge instantanément Castaneda dans un état de clarté et de paix profondes. Don Juan se présente alors formellement comme Juan Matus, le « nagual » ou chef d’une lignée de sorciers de 27 générations. Il explique que la sorcellerie n’est pas de la magie noire mais la capacité de percevoir l’énergie directement, un état de conscience qui distingue les sorciers. Il révèle que leur rencontre a été orchestrée par « l’intention de l’infini », qu’il décrit comme un « frémissement dans l’air » palpable, et qu’il cherchait un successeur avec une double configuration énergétique — le nouveau nagual — qu’il a trouvé en Castaneda. Il décrit les naguals passés comme étant « vides », reflétant non pas le monde, mais l’infini, une qualité que Castaneda réalisera plus tard que don Juan incarne parfaitement.

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Le Voyage Définitif – La Fin d’une Ère : Les Préoccupations Profondes de la Vie Quotidienne

Dans ce chapitre, Castaneda, ressentant une étrange agitation émotionnelle, demande conseil à don Juan. Don Juan explique que ce trouble signifie la « fin d’une ère » dans sa vie, alors que sa perception change et que son temps dans le monde ordinaire s’épuise. À la demande de don Juan pour une « conversation formelle », Castaneda raconte une récente tentative de changer sa vie en déménageant dans une nouvelle ville pour des cours d’été. Là, il a accepté un travail d’écoute de bandes de personnes discutant de leurs problèmes quotidiens et a été horrifié de réaliser que leurs plaintes répétitives et égocentriques étaient identiques aux siennes, brisant son sentiment d’individualité. Sa désillusion a été aggravée lorsque son patron, un psychiatre, l’a soumis à un long récit sordide et apitoyé d’une rencontre sexuelle ratée. Le coup de grâce est venu de son pompeux professeur d’anthropologie, qui a fait une blague obscène en classe, faisant s’effondrer le monde de Castaneda sous le poids des « préoccupations profondes » du quotidien. Accablé, il s’est enfui à Los Angeles, une expérience que don Juan trouve hilarante, l’expliquant comme le vieux monde de Castaneda le frappant de sa queue alors qu’il touche à sa fin.

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Le Voyage Définitif – La Vue que Je ne Pouvais Supporter

Dans ce chapitre, Castaneda décrit la désintégration finale de son ancien mode de vie. Après que sa perception a été altérée par les événements du chapitre précédent, il se trouve incapable de se relier à sa « famille d’amis » à Los Angeles comme il le faisait autrefois. Il les voit soudain comme tendus, égocentriques et banals, tout comme le psychiatre et le professeur qui l’avaient horrifié. Cette nouvelle attitude de jugement le remplit de culpabilité. Il raconte deux dernières histoires tragi-comiques des drames auto-créés de ses amis — l’une impliquant une violente dispute domestique déclenchée par le claquement d’une serviette, et une autre relatant les tentatives répétées et ratées de son ami Rodrigo de s’échapper de Los Angeles. Incapable de ressentir son empathie habituelle, Castaneda est plutôt galvanisé par la finalité des situations et s’enfuit vers don Juan, confessant sa nouvelle vision critique de ses amis. Don Juan explique que c’est un signe de la « fin d’une ère », qui ne peut être complète que lorsque le « roi meurt » — c’est-à-dire lorsque Castaneda accepte enfin la vérité qu’il est exactement comme les amis qu’il juge maintenant.

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Le Voyage Définitif – Le Rendez-vous Inéluctable

Dans ce chapitre, Castaneda est consumé par la culpabilité et la dépression suite à la mort de son ami anthropologue, Bill, à qui il n’a jamais répondu à sa dernière lettre. Il cherche don Juan, qui lui révèle qu’il a « vu » le moment de la mort de Bill et qu’il avait précédemment averti Castaneda de l’état déclinant de son ami en décrivant la « brèche » ouverte dans son corps lumineux, un signe visible pour un sorcier. Don Juan réprimande Castaneda pour son manque de « sobriété » et pour avoir cru qu’il avait un temps infini, ce qui l’a conduit à reporter ses remerciements à son ami, le laissant « coincé avec un fantôme à ses trousses ». Le seul recours, explique-t-il, n’est pas une guérison magique mais de garder vivant le souvenir de son ami. Il enseigne ensuite à Castaneda la nature de la tristesse pour un sorcier, l’expliquant comme une force impersonnelle et abstraite de l’infini qui les affecte parce qu’ils n’ont plus de boucliers défensifs. Pour illustrer cela, il raconte l’histoire du Grand Garrick, le comédien le plus drôle du monde, qui, lorsqu’on lui conseille de voir son propre spectacle pour guérir sa mélancolie, révèle son identité, montrant qu’il n’a aucun remède extérieur à sa profonde tristesse.

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Le Voyage Définitif – Le Point de Rupture

Dans ce chapitre, don Juan explique qu’un sorcier a besoin d’un « point de rupture » pour que le silence intérieur s’installe véritablement. Il dit à Castaneda que son point de rupture consiste à quitter ses amis et son mode de vie, lui proposant de « mourir » en s’isolant dans une chambre d’hôtel délabrée jusqu’à ce que sa « personne » — son esprit et ses attachements — disparaisse. Castaneda refuse d’abord, et don Juan le quitte, apparemment pour de bon. Après une période d’euphorie, Castaneda reprend son ancienne vie jusqu’à ce que son identification complète et effrayante avec un ami autodestructeur le pousse à son propre point de rupture. Il loue spontanément une chambre dans un hôtel de Hollywood et y reste des mois jusqu’à ce que son ancien moi « meure ». Plus tard, enlisé dans une nouvelle vie sans but et envisageant le suicide, don Juan réapparaît. Il dit à Castaneda qu’il a enfin atteint son point de rupture et lui donne une heure pour dissoudre sa vie actuelle avant de le rencontrer au Mexique. N’arrivant pas à respecter le délai, Castaneda utilise une technique pour atteindre le silence intérieur et « rêve » qu’il est avec don Juan, qui lui confirme qu’il a fait le voyage non pas par un rêve, mais par son silence intérieur.

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Le Voyage Définitif – Les Mesures de la Cognition

Dans ce chapitre, Castaneda explore le conflit entre deux mondes cognitifs : le monde académique du professeur Lorca et le monde des sorciers de don Juan. Il devient un admirateur du professeur Lorca, un universitaire brillant qui donne des conférences sur la nature insulaire des différents systèmes cognitifs. Don Juan le met en garde contre l’admiration à distance et l’exhorte à « tester » le professeur pour voir s’il vit comme un « être qui va mourir », arguant que cette acceptation est la seule façon d’avoir une véritable emprise sur le monde. Le professeur Lorca, bien qu’intellectuellement brillant, propose une étude scientifique pour mesurer et quantifier la cognition des chamans. Don Juan trouve cela risible, expliquant que la cognition d’un sorcier — basée sur la perception directe de l’énergie — est expérientielle et ne peut être mesurée par les outils du monde quotidien. Il conclut que le professeur est un « scientifique immortel » qui, en n’acceptant pas vraiment sa propre mortalité, ne peut saisir la voie des sorciers. Don Juan utilise la métaphore d’un esclave romain chuchotant « toute gloire est éphémère » à un général victorieux, déclarant que pour un sorcier, ce chuchoteur est la mort elle-même, leur conseillère infaillible.

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Le Scout Bleu – L’Art de Rêver

Après une expérience de rêve périlleuse, Carlos Castaneda se réveille lourdement vidé de son énergie chez don Juan, découvrant qu’il a été arraché du monde des êtres inorganiques. Ses compagnons, en particulier Florinda Grau, expliquent sa « blessure énergétique » et comment il a été « rechargé » avec une nouvelle énergie perturbante. Don Juan révèle finalement que le corps physique de Castaneda a été enlevé par des êtres inorganiques après que son corps énergétique soit entré dans leur royaume pour libérer le scout bleu. Don Juan, avec Carol Tiggs et d’autres, est intervenu pour le secourir en déplaçant leurs points d’assemblage. Le chapitre souligne le caractère sans précédent de cet événement dans leur lignée et les graves implications pour l’avenir de Castaneda, qui est désormais chargé de libérer le scout, un défi que don Juan suggère qu’il peut résoudre en consultant l’émissaire.

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La Troisième Porte du Rêve – L’Art de Rêver

Carlos Castaneda entre dans la troisième porte du rêve, où le but est de fusionner sa réalité onirique avec la réalité quotidienne en consolidant son corps énergétique. Il lutte contre la compulsion à être absorbé par des détails insignifiants dans ses rêves, un défi que don Juan attribue à l’inexpérience du corps énergétique. Don Juan souligne le rôle du point d’assemblage dans ce processus et révèle que le corps physique de Castaneda a été enlevé par des êtres inorganiques, pour être secouru par don Juan et ses compagnons, dont Carol Tiggs, qui ont collectivement déplacé leurs points d’assemblage. Castaneda apprend que sa difficulté à se mouvoir dans les rêves est due à sa tentative de « marcher » son corps énergétique, alors qu’il devrait glisser ou s’envoler. Don Juan fixe ensuite la tâche suivante : pratiquer la vision de l’énergie dans ses rêves, la véritable mesure pour déterminer s’il se trouve dans un monde réel ou une simple projection fantôme.

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La Nouvelle Zone d’Exploration – L’Art de Rêver

Dans ce chapitre, Carlos Castaneda progresse dans la « nouvelle zone d’exploration » du rêve, se concentrant sur la vision de l’énergie en exprimant son intention. Il raconte ses premières difficultés avec cette pratique, les objets de ses rêves disparaissant ou changeant. Don Juan explique que ses rêves précédents n’étaient que des « projections fantômes » et que la véritable vision se produit lorsque le corps énergétique perçoit des éléments générateurs d’énergie dans un monde réel. Castaneda décrit un rêve vif où il a vu des objets luire et a rencontré une énergie agressive et haineuse. Don Juan révèle qu’il s’agissait d’un véritable voyage vers une autre couche de l’univers, où une entité l’a attaqué en raison de sa « disponibilité ». Don Juan révèle ensuite la vérité profonde et dérangeante selon laquelle l’énergie que les sorciers utilisent pour déplacer leurs points d’assemblage provient du royaume des êtres inorganiques, un héritage des anciens sorciers. Malgré le danger, Castaneda est exhorté à poursuivre ses pratiques, à maintenir l’impeccabilité et à viser la liberté en « traquant » subtilement les êtres inorganiques et en prenant leur énergie sans succomber à leur influence.

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